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Le Rabbi et les personnalités d'Israel |
Ron Na'hman , maire d'Aryel en Samarie, se présenta devant le Rabbi. R. N.: "Chalom, comment va le Rabbi?" Le Rabbi: "Il faut être joyeux. Nous venons de vivre le mois d'Adar, c'est maintenant Nissan et nous nous préparons à la fête de Pessa'h. Les fêtes apportent la joie que l'on peut ensuite prolonger sur toute l'année. Dans le nom de la ville que vous dirigez, il y a Kel, le Nom de D.ieu. (Le Rabbi leva la main vers le ciel). Avant cela, il y a Ari, le lion. Vous devez donc donner un exemple en ce sens." R.N.: "Rabbi, je vous ai rendu visite avant Pessa'h et vous m'aviez alors dit que vous n'aviez pas la patience d'attendre que je vous apporte moi-même les brochures que nous publions sur les implantations. Vous m'aviez demandé de vous les adresser par courrier. Néanmoins, un prix m'a été décerné par une organisation américaine pour mon action en Judée, en Samarie et à Gaza. J'ai donc profité de cette occasion pour venir voir le Rabbi. Ainsi, j'aurai le mérite de vous remettre moi-même cette nouvelle brochure entièrement consacrée à la Alya. (Le Rabbi prit la brochure et la feuilleta). Les quatre ou cinq derniers mois, nous avons intégré à Aryel quatre vingt familles venues de Russie. Je reste discret à ce propos afin de ne pas avoir d'ennuis avec les américains. Ainsi, il ne se passera rien de mal." Le Rabbi: "L'essentiel est que rien ne gène leur intégration." R.N.: "J'espère que ce ne sera pas le cas." Le Rabbi: "Cela dépend de vous. Vous êtes le maire." R.N.: "C'est vrai. Je voudrais également demander un conseil au Rabbi. Je projette d'organiser aux Etats-Unis une collecte exceptionnelle en faveur des Juifs qui demeurent en Russie. Est-ce une bonne initiative?" Le Rabbi: "Il faut d'abord se demander ce que sera la réaction des autorités soviétiques. Comment accepteront-elles une collecte faite pour des citoyens de leur pays? Verront-ils d'un bon oeil que leurs ressortissants aient recours à des fonds provenant de l'étranger? Les conséquences n'en seront pas nécessairement positives et il est peu probable qu'elles suscitent de l'enthousiasme." R.N.: "Dans ce cas, il suffit que l'opération soit présentée de façon honorable. Elle ne sera pas définie comme une Tsedaka à des pauvres, mais comme quelque chose de plus honorifique, qui sera également nécessaire pour les riches. Ainsi les autorités soviétiques l'accepteront". Le Rabbi: "Mais si une campagne exceptionnelle est menée, vous ne serez pas maitre de son message qui est ici déterminant. Celui qui le rédigera, s'il décide de susciter la pitié des donateurs, ne tiendra pas compte de votre avis ou du mien. Il fera peu de cas de la réaction des autorités soviétiques et de ce qu'elles pourraient penser. Il suivra plutôt sa propre idée. Il est donc préférable de ne pas s'engager dans cette voie." R.N.: "Merci beaucoup." Ron Na'hman donna au Rabbi les plans de trois synagogues et d'un centre de Torah qu'il projette de construire à Aryel et demanda la bénédiction du Rabbi qui lui dit: Le Rabbi: "Pourquoi trois synagogues?" R.N.: "L'une pour les Yéménites, l'autre pour les Sefaradim et la troisième pour les Achkénazim. Ainsi, la paix régnera." Le Rabbi: "Et chacun sera chez lui et pourra respecter ses propres coutumes". R.N.: "Je dois encore collecter un million de dollars pour réaliser mon grand projet. Je sollicite donc la bénédiction du Rabbi pour y parvenir". Le Rabbi: "Puisse D.ieu faire que vous ayez, selon l'expression de la Torah, "ce qu'il faut et plus que ce qu'il faut", non seulement le million de dollars mais même plus que cela pour tout ce que vous ajouterez". R.N.: "Je voudrais également demander une bénédiction personnelle au Rabbi. Certains sont jaloux de ma réussite dans ce que j'entreprends et désirent me nuire. Je demande une bénédiction au Rabbi pour qu'ils ne puissent me faire de mal et que je sorte renforcé de ces invectives." Le Rabbi: "Il est difficile de se rendre maître des pensées des autres, car D.ieu Lui-même accorde le libre-arbitre à chaque Juif. Vous pouvez cependant demander qu'il ne sorte rien de négatif de tout cela, et que vous puissiez intensifier votre action. Car telle est la nature des Juifs: lorsqu'ils voient qu'un obstacle se dresse, ils veulent absolument réaliser le double." R.N.: "Pour conclure, je voudrais demander une bénédiction au Rabbi pour revenir le voir encore une fois en tant que maire d'Aryel, car les élections s'approchent." Le Rabbi: "Le mandat est de cinq ans?" R.N.: "Oui, c'est cela." Le Rabbi: "Quel est votre nom et le nom de votre mère?" R.N.: "Ron, fils de Ra'hel." Le Rabbi: "Il est dit que "Ra'hel implore pour ses enfants". Or, vous êtes en l'occurrence son fils. Tout se passera donc dans la joie et l'enthousiasme. Cette joie sera considérable et vous préparerez tous les habitants de votre ville à accueillir notre juste Machia'h, sur notre Terre Sainte." Le Rabbi lui tendit un dollar et dit: "A titre personnel." Puis, trois dollars: "Pour les trois synagogues." Et un cinquième: "Pour toute votre famille. Vous donnerez de bonnes nouvelles. Ayez une fête de Pessa'h cachère et joyeuse. Bon voyage, grande réussite et bonnes nouvelles." Nissane 5750 (1990) |
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