![]() |
|||||||||
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
![]() |
Cela fait déjà bien longtemps que tous les peuples de la terre appellent le peuple Juif : « Le peuple du Livre ». Mais, figurez-vous que les ‘Hassidim de Loubavitch ont, depuis quinze ans, une « fête des livres ». Ce Jeudi 5 Téveth – 5 janvier – marque l'anniversaire d’un événement qui pouvait paraître banal à l’époque, mais qui s'avère être, avec le recul, le début d’un enchaînement de faits qui font partie du processus de la Guéoulah. Un tribunal américain déclara, le 5 Téveth 5747 (1987), que les livres et manuscrits, qui appartenaient à l'origine au Rabbi MH’’M devaient être rendus par ceux qui les retenaient de façon illégale. Mais pourquoi une telle célébration? Pourquoi le Rabbi a-t-il mis à l'époque tant d'énergie pour gagner cette affaire? On pouvait sentir pendant cette période que l’enjeu était plus important qu’il ne le parût. Le Rabbi expliqua à l’époque que les livres ont une âme et que le fait de les rapporter à leur place initiale pouvait être qualifié de « Pidyon Chvouyim – libération de prisonniers » ; un acte qui fait partie des Mitsvoth les plus importantes. Mais le combat ne s'arrêta pas là, car depuis, le Rabbi engagea des actions encore plus grandes pour la récupération d’une partie de la bibliothèque de la dynastie de ‘Habad – quelques centaines de milliers de volumes – confisquée par les Soviétiques au moment de la révolution. Là encore, le Rabbi évoqua, dans ses discours, la Mitsva de Pidyon Chvouyim. Dans cette dernière affaire, les Russes s’obstinèrent à retenir les livres saints dans une aile de la Bibliothèque Lénine. Je me souviens du passage à Lille, il a quelques années, d’Alexandre Adler – journaliste et soviétologue de renom – qui paraissait très bien connaître cette affaire. Je lui demandais alors, pourquoi les Russes faisaient de telles difficultés pour des objets qui, pour eux, n'avaient pas réellement de valeur. Il me répondit que les Russes ne voulaient pas créer de précédent, car en cédant au mouvement Loubavitch, ils seraient obligés, par la suite, de répondre aux requêtes venant du monde entier et leurs musées se retrouveraient entièrement démunis. Je pense qu’il y a, certes, du vrai dans cette réponse, mais il faut ajouter que l’affaire des Séfarim a effectivement créé un précédent d’envergure pour le peuple Juif. Toutes les phases déterminantes dans l'histoire de notre peuple furent liées aux livres. La sortie d'Egypte, elle-même, fut conditionnée par le Don de la Torah. C’est pourquoi, je pense qu'aujourd'hui, aussi, la Guéoulah physique du peuple Juif dépend du retour de ses livres. Cela représente Pidyon Chvouyim – le retour des prisonniers de l’exil. Ainsi, ces dernières années les nations décident, une après l'autre, de restituer le bien des Juifs. Tout cela constitue certainement la première étape de la restitution finale et complète des biens matériels et spirituels de notre peuple, avant que les Chvouyim, les prisonniers de l’exil, ne rejoignent leur terre – qui ne sera plus convoitée – à la venue du Machia'h. Accélérons le processus, étudions les Séfarim. |
Rav Eliahou DAHAN |
© Copyright Bureau Lubavitch européen -2005 webmaster :nissimE |