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Iyar : un mois d’inspiration spirituelle
Le mois de Iyar qui suit le mois de Nissan et la fête de Pessa’h, introduit une nouvelle approche dans notre service divin. Nissan et Pessa’h montrent que D.ieu accomplit des miracles en faveur du Peuple Juif en libérant même ceux qui ne sont pas préparés spirituellement. C’est la raison pour laquelle les Juifs ont fui lorsque Pharaon leur donna la permission de quitter l’Egypte. Or, après les Dix Plaies, les égyptiens furent si totalement humiliés que les Juifs n’auraient eu aucune raison de fuir. En réalité, les Juifs avaient besoin de précipiter leur départ car ils avaient pris conscience que le mal en eux était encore puissant et que s’ils ne prenaient pas la fuite, ils risquaient de ne pas pouvoir quitter l’Egypte et atteindre ainsi le 50ème degré d’impureté et d’être à jamais prisonniers du mal et de l’idolâtrie où ils avaient baigné pendant 210 ans.
Revivre l’histoire
Chaque année, nous revivons l’expérience de la sortie d’Egypte et Pessa’h est un moment propice pour revivre cette libération. Qu’il y soit préparé ou non, un Juif a la possibilité de faire un bond, un saut prodigieux dans son propre service divin. C’est peut-être là la raison pour laquelle nombre de Juifs, assis à la table du séder mais hélas encore loin du Judaïsme, montrent un intérêt et une motivation particuliers pour en comprendre les différentes étapes. Mais après le séder, qu’adviendra-t-il de l’inspiration et de l’émotion ressenties à ce moment-là ? Pour nous le rappeler, la Torah a institué la mitsvah de compter l’Omer. L’Omer était une offrande d’orge que l’on devait apporter au Temple le lendemain de Pessa’h. En souvenir de cette offrande, on a coutume de compter 49 jours, y compris tout le mois de Iyar, qui séparent Péssa’h de la fête de Chavouot. Quel enseignement tirer du compte de l’Omer ? Selon nos Sages, l’orge est un aliment propre aux animaux. Sur le plan spirituel, cette offrande consiste à raffiner l’aspect animal de notre personnalité. Or, un animal n’est pas nécessairement mauvais sauf qu’il n’aspire qu’à satisfaire ses besoins physiques tels que manger, boire, dormir, etc… De fait, nous avons en nous une âme animale qui ne désire qu’assouvir ses passions, ses besoins matériels et physiques. En soi, cet assouvissement n’a rien de mal ou de mauvais si ce n’est le fait qu’il reste égocentrique. Compter le Omer signifie qu’il nous faut raffiner cette composante animale en nous et lui apprendre elle aussi à servir D.ieu. De par sa nature, un animal a tendance à regarder toujours vers le bas, mais avec quelques efforts, on peut parvenir à ce qu’il regarde vers le haut. Conforté par la mitsvah de compter le Omer, le mois de Iyar nous permet de réaliser ce travail de raffinement sur notre âme animale.
Elever nos émotions
Iyar nous enseigne à opérer en nous cette transformation et rechercher à vivre une expérience plus profonde. Chaque jour de l’Omer est une invite à restructurer nos priorités et à se fixer des objectifs fondés sur des critères et des principes plus nobles encore. La conception kabbalistique du compte de l’Omer vient renforcer cette idée. En effet, nous possédons sept facultés émotionnelles, et dans la mesure où chaque faculté est liée, voire imbriquée avec l’autre, nous obtenons au total le chiffre de 49 (7x7). En d’autres termes, cela signifie que pendant les 49 jours de l’Omer, nous avons la possibilité de raffiner une faculté particulière en canalisant son énergie dans le service de D.ieu et dans nos relations avec autrui.
Elargir notre horizon
Le raffinement spirituel et moral que Iyar nous invite à faire ne doit pas aboutir à un repli sur soi. Certes, il s’agit bien d’un labeur quotidien personnel et individuel, mais ce labeur ne doit en aucun cas nous amener à exclure autrui de nos préoccupations. Bien au contraire, Iyar nous donne la force d’optimiser et améliorer nos relations avec autrui. Et comme de principe, «les paroles qui sortent du cœur entrent dans le cœur», dès lors, notre progrès spirituel réalisé au cours du mois de Iyar devra rebondir et avoir un impact sur le comportement d’un autre Juif qui reste, pour l’heure, encore loin du Judaïsme.
Cette approche aura des répercussions cosmiques. En effet, il est écrit «Comme aux jours de ta sortie d’Egypte, Je te montrerai des merveilles», ce qui signifie que la Rédemption finale avec la venue de Machia’h sera liée avec la première Rédemption qu’a vécue notre peuple à la sortie d’Egypte. Cette première libération s’est faite en deux phases: en Nissan, les Juifs ont été libérés physiquement d’Egypte, alors qu’en Iyar, c’est de «l’égypte spirituelle», à savoir l’impureté et la mentalité idolâtre dans laquelle ils ont baigné pendant 210 ans que les Juifs ont dû se débarrasser définitivement. L’ultime Rédemption messianique comportera ces deux phases. En effet, il est écrit: «La Gloire de D.ieu sera révélée », le spirituel deviendra évident, et «toute chair verra (D.ieu)», cette révélation imprégnera l’humanité toute entière. Or, il n’est plus rien qui empêche D.ieu de dévoiler Son unité. Il attend seulement que nous Lui préparions le terrain pour que cette révélation puisse s’insérer dans la réalité quotidienne. Cela dépend de notre service divin tout au long du mois de Iyar où nous puisons la force de faire en sorte que la divinité et la spiritualité deviennent partie intégrante de notre vie.
Une anecdote
L’histoire suivante nous permettra de mieux comprendre l’aide que Iyar peut nous apporter sur le plan de notre raffinement personnel.
Lorsque Reb Pin’has devint disciple du Maguid de Mézéritch, celui-ci lui conseilla d’étudier chez Reb Zoucha de Anapoli . Arrivé chez Reb Zoucha, Reb Pin’has l’informa du conseil que lui avait donné le Maguid. Reb Zoucha répondit humblement qu’il ne comprenait pas pourquoi le Maguid l’avait envoyé chez lui pour étudier; néanmoins, Reb Zoucha ajouta qu’il se ferait un plaisir de l’aider.
«Que voulez-vous étudier?» demanda Reb Pin’has.
«Ce que vous voulez» répondit Reb Zoucha.
Reb Pin’has sortit alors un volume du Talmud et commença à expliquer le passage suivant. S’il n’y a que neuf personnes dans la synagogue, d’après un avis, l’arche sainte de la synagogue peut servir à compléter le quorum. Et le Talmud de poser la question: l’arche sainte serait-elle une personne? Aussi sainte que soit l’arche, la Torah exige la présence de dix hommes pour faire un quorum. Reb Zoucha interrompit alors Reb Pin’has et lui dit: «Qu’est-ce que le Talmud veut dire par « l’arche serait-elle une personne?» Tout le monde sait que l’arche n’est qu’un objet!» Reb Pin’has fut interloqué car apparemment, Reb Zoucha n’avait pas compris que la question du Talmud n’était que rhétorique et formelle. Et Reb Zoucha de poursuivre: « il est possible que le Talmud veuille insinuer qu’un homme peut avoir la prétention d’être une arche, et en l’occurrence être le dépositaire véritable du savoir et de la connaissance, mais si son comportement n’est pas en adéquation avec son savoir et son érudition, on peut dès lors douter s’il peut faire partie de la communauté et compter dans un quorum!» Evidemment, Reb Pin’has comprit que c’était la leçon que le Maguid voulait qu’il tire de sa rencontre avec Reb Zoucha. Autrement dit, il ne suffit pas d’augmenter notre capital de connaissances de la Torah mais qu’il faut l’utiliser avant tout pour améliorer notre comportement et raffiner notre caractère.
Les lectures bibliques de ce mois
Parachat Tazria-Metsorah: Ces deux Sidrot se focalisent sur le concept de pureté et d’impureté rituelle. Nos Sages expliquent la distinction entre les interdits (commandements négatifs) et les lois d’impureté de la manière suivante : les interdictions nous éloignent du mal que notre intellect peut comprendre. Les lois d’impureté, en revanche, nous protègent d’un mal que notre intellect ne peut saisir. Comme le dit le Midrache «Ceci est un décret que J’ai (D.ieu) ordonné.» Alors que le mal associé à une interdiction clairement énoncée dans la Torah peut être aisément appréhendé par notre logique, le mal associé à l’impureté nous dépasse totalement, et dans la mesure où l’on ne peut pas le localiser, il est beaucoup plus difficile de s’en éloigner, voire de l’éradiquer. Prenons un exemple: quand on mange non cacher, on commet une transgression qui doit être suivie par un repentir sincère. Néanmoins, avant même le repentir, on peut entrer dans le Temple et amener un sacrifice. Lorsqu’on touche par inadvertance une substance impure, on perd notre statut de pureté et on s’éloigne de la sainteté. Par exemple, si on touche un lézard mort, il nous est interdit d’entrer dans le Temple ou de consommer la chair d’un sacrifice. L’impureté rituelle est donc un phénomène insaisissable par l’esprit humain qui affecte les différents niveaux de notre âme liée à D.ieu elle aussi de manière irrationnelle.
Parachat A’harémot-Kédochim: ces deux Sidrot parlent essentiellement des notions de sainteté. La parachat A’harémot décrit le service de Yom Kippour, jour le plus saint de l’année. Quant à la parachat Kedochim, elle commence par l’injonction «Soyez saints» en précisant la source d’où l’homme peut puiser le potentiel de vivre une vie sainte, «Car Moi, l’Eternel, votre D.ieu, Je suis Saint.» En réalité, les deux Sidrot incluent divers commandements qui n’ont a priori aucun rapport avec la sainteté, comme par exemple l’interdiction de voler, de mentir, de faire de la médisance, de procéder à des croisements d’animaux, les lois concernant les relations conjugales et les différentes sortes d’aliments que nous consommons. En d’autres termes, la sainteté que la Torah exige d’un Juif ne s’inscrit pas dans un monde éthéré, purement spirituel, détaché du matériel, mais bien au contraire, cela doit être une sainteté qui fasse partie intégrante de notre univers quotidien, de notre vie de tous les jours. Le Judaïsme n’attend pas que nous soyons des anges mais bel et bien des hommes et des femmes qui, tout en vivant en symbiose avec la réalité matérielle, arrivent à la contrôler plutôt que de se laisser contrôler par elle. Dans chaque parcelle de matière, dans chaque élément de notre existence vit une étincelle divine qui les anime. Etre saint signifie qu’il nous faut chercher à exploiter cette énergie divine et refuser de se laisser accaparer par l’apparence physique et matérielle des choses. Utiliser la matière pour servir D.ieu et révéler la divinité qui anime le monde, telle est la finalité de notre existence sur terre.
Parachat Emor: le nom de cette Sidra signifie «parle» ce qui met en valeur l’importance des mots et des paroles. Nos Sages disent: «La médisance tue trois personnes: celle qui la pratique, celle qui écoute et celle qui est l’objet de cette médisance.» A la limite, on peut comprendre pourquoi la personne qui médit et celle qui prête l’oreille à la médisance pâtissent de cette grave faute; mais pourquoi la personne dont on dit du mal souffrirait-t-elle? A cette question, les kabbalistes répondent: parler des aspects négatifs du caractère d’une personne, même si celle-ci n’en est pas consciente, a pour conséquence de dévoiler ces aspects négatifs au grand jour avec les répercussions négatives que cela peut avoir sur son comportement. L’inverse est vrai aussi: parler positivement de quelqu’un a pour effet de dévoiler le potentiel positif insoupçonné chez cette personne, ce qui l’amènera à améliorer son attitude un jour ou l’autre.
Parachat Behar-Be’houkotaï: Behar, la première des deux Sidrot lues cette semaine, signifie «sur la montagne». Cette montagne n’est autre que le Mont Sinaï où fut donnée la Torah. Le Mont Sinaï représente la synthèse entre l’orgueil et l’humilité. D’un côté, c’était «la plus petite des montagnes» symbole de l’humilité par excellence, et de l’autre, elle avait l’aspect d’une montagne, symbole de l’orgueil et de la puissance. C’est la fusion de ces deux contraires qui fit du mont Sinaï «la montagne de D.ieu», l’endroit privilégié où D.ieu choisit de révéler Sa présence et transmettre la Torah. Or, le nom de la paracha n’est pas Behar Sinaï, «sur le mont Sinaï» mais Behar, «sur la montagne». Autrement dit, les qualités de fierté et de fortitude sont bien ici soulignées mais en aucun cas celle de l’humilité dont on vient de parler. En fait, Behar Sinaï fait allusion à l’individu qui a besoin de se rappeler qu’il faut extirper l’orgueil en lui. Le fait même qu’il doit faire cet effort prouve que l’humilité n’imprègne pas encore tout son être. En revanche, celui qui s’investit totalement dans la mission que D.ieu lui a confiée n’éprouve aucun besoin de se rappeler de la nécessité d’être humble. L’égocentrisme n’a aucun sens pour lui. Voilà pourquoi notre Sidra porte le nom de Behar, « sur la montagne»: un Juif doit être un serviteur de D.ieu, fier avant tout de servir son Créateur, mais par ailleurs, il ne doit pas en ressentir de l’orgueil car il est pleinement conscient que c’est Lui qui lui donne la force de remplir sa mission sur terre.
Be’houkotaï, la seconde Sidra, se concentre sur le thème du dépassement de soi. Le message de ces deux Sidrot est bien évidemment complémentaire. Lorsque la force de Behar s’appuie sur le dépassement de soi de Be’houkotaï, alors on dévoile des forces inestimables et insoupçonnées. De même, le dépassement de soi de Be’houkotaï n’est possible qu’à condition que l’on dévoile en nous Behar, la fierté d’être Juif au service de notre Créateur et que l’on est convaincu que c’est D.ieu qui nous octroie la force de mener à bien notre mission dans le monde.
Parachat Bamidbar: cette Sidra relate le recensement du Peuple Juif. Pourquoi D.ieu a-t-Il demandé de recenser les Juifs? Nos Sages répondent: «parce qu’Il les aime, Il les compte tout le temps. Tel un riche qui compte son or, D.ieu compte sans cesse ce qu’Il estime être la chose la plus précieuse au monde: le peuple Juif.» Un recensement met en valeur une qualité particulièrement pertinente en ce qui concerne le Peuple Juif, à savoir: son égalité essentielle. En effet, dans un recensement, depuis ceux qui possèdent le plus haut potentiel jusqu’à ceux qui se situent au plus bas niveau, tous comptent de manière égale. Personne n’a priorité sur un autre. Chaque Juif possède une âme juive, partie intégrante de D.ieu qui nous aime à tel point qu’Il a investi une partie de Lui-même en chacun de nous. Cette étincelle divine vit au fond de nous, quel que soit le niveau de conscience de notre judéité. Derrière la façade de notre corps se trouve l’âme juive, l’essence de notre être. Mais la notion de recensement révèle une autre dimension. Il ne suffit pas de savoir que nous possédons une âme juive, encore faut-il que nos actes quotidiens soient à la hauteur de cette dimension divine.
Les dates à retenir
2 Iyar: Naissance du Rabbi Maharach, Rabbi Chmouël - troisième Rabbi de Lubavitch, qui avait coutume de dire «le monde tient qu’il faut essayer de passer en-dessous d’un obstacle et si cela s’avère impossible, il faut alors passer par-dessus. Moi, je dis qu’il faut a priori passer par-dessus!» Essayons de nous inspirer de cet adage pour optimiser la qualité spirituelle de notre vie.
14 Iyar: Pessa’h Chéni (Le second Pessa’h)
La Torah relate que, lors de la première année après l’Exode d’Egypte, au moment de préparer le sacrifice de Pessa’h, «une partie du Peuple Juif était impur…» et s’adressa à Moshé en ces termes: «pourquoi ne mériterions-nous pas d’offrir le sacrifice de Pessa’h en son temps?» Moshé leur répondit: «écoutez ce que D-ieu a à vous dire. Et D-ieu dit: «toute personne impure ou qui habitait loin (le jour de l’offrande du sacrifice), offrira à D-ieu son sacrifice de Pessa’h le 14ème jour du deuxième mois au coucher du soleil…». Ainsi, quiconque n’avait pu offrir son sacrifice pour des raisons d’impureté ou même par transgression volontaire, pouvait le faire à Pessa’h Chéni. Le Rabbi précédent commente: Pessa’h Chéni nous enseigne qu’il n’est jamais trop tard et qu’il ne faut donc jamais désespérer! Quelle que soit notre situation, on peut toujours par la repentance rectifier nos défaillances en opérant un «saut» (Pessa’h signifie «passer par-dessus») dans notre service de D-ieu.
18 Iyar: Lag Baomer
Nous célébrons Lag Baomer en souvenir de l’arrêt de l’épidémie qui avait causé la mort des 24 000 élèves de Rabbi Akiva. Nos Sages expliquent que le manque de respect et d’amour du prochain fut à l’origine de cette épidémie. Chose paradoxale: Rabbi Akiva, leur maître, fut celui qui désigna le commandement «et tu aimeras ton prochain comme toi-même» comme étant le principe fondamental de la Torah. Comment donc ses disciples ont pu aller à l’encontre de ce principe au point qu’une épidémie en décima 24 000?
La ‘Hassidout explique: chaque disciple de Rabbi Akiva avait sa propre façon de concevoir le service de D-ieu et pensait sincèrement que la sienne était la meilleure. En hommes intègres qu’ils étaient, ils essayèrent de convaincre leur prochain d’accepter leur manière de servir D-ieu. A l’évidence, comme chacun était convaincu qu’il avait raison, personne ne se rallia à l’avis de l’autre. La situation devint de plus en plus conflictuelle à telle enseigne qu’ils n’eurent plus aucun respect les uns vis-à-vis des autres. La leçon est claire: quel que soit le bien-fondé de notre engagement et de notre conviction dans le service de D-ieu, nous ne devons jamais sacrifier les convictions de notre prochain sur l’autel de notre intolérance. Selon un dicton ‘hassidique «D-ieu nous a créés avec deux yeux: le droit pour juger toujours favorablement notre prochain et le gauche pour nous juger sévèrement.» Plutôt que de critiquer un autre, il faut nous efforcer de l’aider à s’améliorer.
Lag Baomer commémore le décès de Rabbi Chimon bar Yo’haï, l’un des plus éminents Sages du Talmud et auteur du célèbre Zohar. La spécificité de Rachbi (acrostiche de Rabbi Chimon bar Yo’haï) fut qu’il sut harmoniser et unifier l’aspect dévoilé et l’aspect ésotérique de la Torah. Cette unité lui permit de percevoir l’Unité Divine dans le monde matériel.
A Lag Baomer, les jeunes étudiants de yéchivot ont coutume d’arrêter leur étude et d’aller se promener dans les champs. A l’instar de Rabbi Chimon qui unifia l’aspect ésotérique de la Torah avec le monde naturel, les enfants de nos yéchivot imprègnent les champs,- le monde matériel- de l’atmosphère de notre sainte Torah.
Le Compte du Omer
Le compte du Omer (Sefirat Haomer) qui commence la seconde nuit de Pessa'h, se poursuit à travers tout le mois d'Iyar, et s'engage dans le mois de Sivan jusqu'à la fête de Chavouot, laquelle a lieu les sixième et septième jour de ce dernier mois. Outre les nombreuses et plus profondes significations qu'implique ce commandement, il nous donne une leçon fondamentale: l'appréciation à leur juste valeur de nos jours et de nos semaines. En effet, il n'est rien de plus précieux que le temps, car chaque jour, chaque heure, chaque minute qu'on perd ne peuvent être récupérés. Quand nous parlons des réalisations d'un jour, nous ne voulons pas dire par là la quantité d'argent gagné. La véritable réalisation n'est point ce qu'on gagne, mais ce qu'on apprend. Avec le savoir, on acquiert les véritables richesses et les honneurs. Bien entendu, les connaissances ne peuvent être une fin en soi, mais un moyen permettant les bonnes actions. Et c'est cela le plus important.
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